Épisode 1 : Comment j’ai lancé ma marque

Épisode 1 : Comment j’ai lancé ma marque

Retour d’expérience pour créer sa marque de mode (avec peu d’argent)

Chères amies lectrices,
(oui, je viens de commencer Bridgerton avec 4 saisons de retard)

Vous me demandez souvent comment je me suis lancée. Alors j’ai décidé de partager ici, dans ce journal de fondatrice, les coulisses de la création de ma marque de vêtements.

Si cela peut aider ne serait-ce que l’une d’entre vous à se lancer dans la mode ou à créer sa propre marque, alors ça en vaut la peine.

Lancer sa marque de vêtements avec 5 000 €
On entend souvent qu’il faut beaucoup d’argent pour se lancer dans la mode. Ce n’est pas vrai.

J’ai lancé la marque avec 5 000 €. Mes économies, une vraie prise de risque. Pas d’investisseur, pas de prêt bancaire et pas de soutien financier pour me lancer.

Mais avec le recul, je peux vous dire qu’on peut parfois commencer avec moins. Avec des plans B, C, D. En produisant plus petit. En testant avant de produire. En fonctionnant en précommande. En gardant une activité à côté au début.

Il y a mille façons d’adapter la création d’une marque de vêtements à sa réalité.

Ces 5 000 €, je les ai utilisés pour :

  • déposer la marque
  • créer le site e-commerce
  • développer les premiers prototypes
  • verser un acompte au fournisseur
  • organiser un shooting simple
  • lancer une première production de vêtements

Pas de bureau. Pas d’équipe. Juste l’essentiel.

Les aides pour créer son entreprise que je ne connaissais pas
Je ne savais pas qu’il existait des aides pour lancer son entreprise : ACRE (exonération de charges), prêts d’honneur, BPI, aides régionales…

Alors je vous donne l’info aujourd’hui. Parce qu’un peu plus de trésorerie au départ, c’est moins de pression quand on crée sa marque de mode.

Les 8 mois avant l’ouverture du site : fournisseurs, production et doutes
J’ai mis 8 mois entre le moment où j’ai décidé de créer la marque et l’ouverture du site.

Huit mois à chercher les bons fournisseurs textiles, me tromper, recommencer, essayer de tout prévoir, de tout sécuriser. Huit mois à faire et refaire des tableaux Excel pour calculer les coûts de production et anticiper les ventes.

Mais si vous attendez que tout soit parfaitement rassurant sur le papier, je vous l’assure : vous ne sauterez jamais le pas.

À un moment, il faut accepter que tout ne sera jamais totalement sécurisé. Il faut oser malgré l’incertitude.

Quand on crée sa marque : les proches ne seront pas toujours vos premiers clients
Il y a une réalité dont on parle peu dans l’entrepreneuriat féminin.

Au début, vous allez penser que vos proches seront vos premiers clients. Ils seront là pour vous soutenir, vous encourager, vous dire :
« Je serai ta première cliente ». Certains tiendront parole. Mais beaucoup ne le feront pas et il ne faudra pas leur en vouloir.

Un business, surtout quand on lance sa marque de vêtements, se construit avec des inconnus. Si vous comptez trop sur la famille et les amis pour vendre votre première collection, vous risquez d’être déçue.

1 an et demi avant de me verser un salaire
Ensuite, j’ai mis un an et demi avant de pouvoir me payer. La première année, tout ce que je gagnais était réinvesti dans la production, le stock et le développement de la marque.

Deux ans après le lancement, j’ai pu embaucher. Ce jour-là, j’ai senti que ce n’était plus seulement “mon projet”, mais une vraie entreprise de mode.

On imagine souvent que tout va vite. En réalité, créer une marque de vêtements se fait par paliers. Par petites victoires.

Ma première production de vêtements : une leçon essentielle
Ma première production a été une vraie leçon.

À l’époque, l’atelier m’avait imposé 50 pièces minimum par modèle. Je ne pouvais pas vraiment me le permettre, mais je n’ai pas osé dire que je ne pouvais en faire que 25. Je voulais qu’on me prenne au sérieux. Je voulais faire « comme les vraies marques ».

Résultat : trop de stock, des mois à écouler les pièces, des promotions pour récupérer de la trésorerie.

Avec le recul, j’ai compris une chose essentielle quand on crée sa marque de vêtements : tout se négocie. Les minimums de production, les délais, les paiements. Votre crédibilité ne se joue pas sur un volume, mais sur votre capacité à tenir dans le temps.

Pourquoi j’ai choisi de produire en France
La prochaine fois, je vous raconterai en détail ma toute première production. Celle qui a été une véritable catastrophe. Celle où j’ai failli tout arrêter. Elle n’était pas made in France.

Et je vous expliquerai pourquoi, après cette expérience, j’ai décidé de produire en France. Ce choix a profondément transformé la marque et renforcé ma vision d’une production plus responsable et durable.

J’espère que cela vous a plu !

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